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Contre le productivisme : Politique de la demande

05/01/2013 07:00

 

Quel est le constat ?

 

La consommation de masse envahi l'espace public et s'immisce dans la sphère privée au point de rendre indispensable l'inutile et le superflu en créant des besoins illusoires. L'accumulation sans limite de richesse participe à ce consumérisme ostentatoire qui est le coeur d'une société capitaliste qui transforme les moyens de production en générateur de croissance sans conscience. L'idéologie dominante veut faire croire que le bonheur se résumerait à posséder toujours plus, dans l'idée de rendre prospère un quotidien marqué par son statut social et sa dépendance à une pensée unique, vouant un culte à la société de consommation, en permettant d'accumuler des salaires indécents quand bien même le reste du monde peine à survivre par de faibles moyens. C'est précisément le procès que l'on peut faire du capitalisme prédateur qui consiste à valoriser les dividendes distribués aux actionnaires plutôt que les investissements relatifs à un pays et aux besoins réels de sa population...

 

La société capitaliste veut créer des besoins qui n'existent pas, en générant de la frustration au sein de ceux qui se laissent prendre au jeu du modèle consumériste, simplement pour la recherche de profits. Elle en oublie, comme le rappelle Jean-Luc Mélenchon, qu'il n'y a qu'un seul écosystème possible, compatible avec la vie humaine, et de ce fait nous avons tous un intérêt général humain à défendre, bien au-delà de nos différences respectives : celui de notre humanité. Par conséquent, le productivisme ne peut être l'allié d'un projet alternatif d'avenir, socialement et écologiquement responsables.

 

Que propose le Front de Gauche ?

 

La recherche d'un progrès humain repose donc sur cet intérêt général, qui est la base de notre République, et demande à chacun de se rendre compte qu'il est besoin de penser le monde différemment de celui qui nous est proposé constamment par les médias de masse qui ressassent toujours le même refrain nauséabond, celui de l'impossibilité d'entrevoir un autre autre modèle de société. Nous devons prendre conscience de l'impératif de proposer une alternative écologique et sociale à nos différents modes de production. Pour cela, il s'agit de sortir du productivisme capitaliste en mettant en place une politique de la demande et non de l'offre. Cela consiste à reconsidérer nos réels besoins afin de ne plus produire en excès pour satisfaire l'absurde société de consommation dans laquelle nous vivons encore aujourd'hui, et retrouver un rythme plus calme et plus serein dans la production responsable de biens utiles à l'ensemble de la population, sans nuire à cet écosystème dont dépend l'humanité toute entière.

 

Un révolution culturelle doit permettre aux citoyens de re-penser l'idée même du fonctionnement de notre société qui nécessite de s'interroger sur la manière dont on produit tout autant que sur ce qui est produit. Quel est l'utilité publique d'une production qui sert les besoins de la finance et non d'une population ? A-t-on réellement besoin de produire ce qui n'est pas essentiel au quotidien en creusant d'avantage le fossé entre ceux qui n'ont pas les moyens de se le procurer et ceux qui n'hésitent pas à gaspiller absurdément ? Une plannification écologique est nécessaire. Nous devons prendre conscience de l'enjeu crucial qui se joue au niveau de la planète, et instaurer une alternative de vie soucieuse du bien-être des populations et écologiquement responsable.

 

Cyprien J.

 

 

Dessin : http://www.wat.tv/video/sauvons-notre-planete-1ptgf_2ijat_.html

Plus d'infos : Le Bonheur Intérieur Brut