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Non à l'austérité !

21/05/2012 07:00

 

Quel est le constat ?

 

Face à l'endettement du pays, l'austérité est sur toutes les lèvres. Restrictions budgétaires, pauvreté généralisée, baisse du pouvoir d'achat, insécurité sociale, etc. : chacun doit se serrer d'avantage la ceinture. Enfin... surtout le peuple ! Mais jusqu'où doit-on aller pour réaliser que là n'est pas la solution ?

 

Nous le voyons en Europe, la Grèce s'est pliée au diktat du monde de la finance, résultat : après 9 plans de rigueur relatif à cette politique d'austérité mise en place dans le pays, après la capitulation du social-démocrate George Papandréou, celui-ci s'est effondré en un champs de ruine et de désolation. Les suicides par milliers, n'arrêtent pas de faire la une des journaux, le peuple s'enfonce jour après jour dans une souffrance terrible et c'est encore à lui que l'on demande de faire des efforts quand bien même il n'est pas responsable de cette dette contractée par les marchés financiers. Le peuple est donc pris en otage par les banques, par les puissants...

 

Après la Grèce, nous voyons l'Espagne face à l'austérité que le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, tente de défendre malgré le mouvement des "indignés" où des centaines de milliers de manifestants sont sortis dans les rues... Un formidable élan de solidarité qui ne rencontre malheureusement pas d'impact sur les décisions de ceux qui, aux côtés de leurs partenaires européens, décident coûte que coûte d'appliquer des mesures austéritaires de réduction de la dette publique. Le chômage ne cesse d'augmenter, les misères sociales s'installent progressivement, le pays est dans une spirale infernale...

 

Cela se retrouve également au Portugal, où Le Premier ministre portugais José Socrates (social-démocrate), demande la hausse des impots sur les revenus des ménages alors même que le pouvoir d'achat est déjà menacé : le climat social décline de plus en plus dans cette volonté de redressement économique. Nous le voyons démissionner peu de temps après le rejet du "programme de stabilité et de croissance" par l'opposition du gouvernement. Malgrès cela, les mesures d'austérité n'arrêtent pas d'être appliquées et le chômage ne cesse d'augmenter à hauteur de 15%, et l'injustice sociale s'installe. Le gouvernement réprimande le peuple qui s'insurge contre cette dictature des marchés financiers, à coup de Taser et de forces policières...

 

Nous retrouvons le même schéma nauséabond en Italie, où Mario Monti annonce des plans d'austérité de plus de 20 milliards d'euros, destiné à "assainir" les finances publiques par la réforme des retraites, des baisses de salaires... La recession s'installe une fois de plus et le peuple souffre d'avantage des plus de 800 000 suppressions d'emplois, engendrant près de 10 % de chômage au sein de la population. Un vrai désastre qui n'a de cesse d'envahir toute l'Europe...

 

Que propose le Front de Gauche ?

 

Face à ces politiques qui mènent à la récession, au désastre social, l'Europe se replie sur elle-même... Et nous voudrions qu'il arrive la même chose en France ? N'en n'avons nous pas assez de payer cette rigueur budgétaire que l'on nous impose alors même que la dette n'est que le résultat de leurs décisions politiques ? Il y en a assez, ne nous laissons pas faire et sachons tout de même que l'austérité N'EST PAS une fatalité comme on voudrait nous le faire croire...

 

Le Front de Gauche propose une relance de l'activité par la consommation, et celle-ci implique une hausse des salaires. Mais cette relance devra se faire à travers une transition écologique afin que la ré-industrialisation soit intelligemment orientée. En augmentant les salaires (revalorisation du SMIC à 1 700 euros), le pouvoir d'achat des français remonte et les carnets de commande des PME-PMI grandit, ce qui permet alors de ré-augmenter leur chiffre d'affaire et ainsi, de par les recettes engendrées, de réduire les déficits publics.

 

En relançant massivement l'activité, de manière utile et responsable, c'est tout le tissu industriel qui retrouve vie. Par une plannification écologique et un partage des richesses, nous pouvons retrouver non seulement un équilibre budgétaire mais surtout nous mettons fin à ces inégalités où quelques privilégiés, riches milliardaires, s'en mettent plein les poches sur le dos des plus modestes : ce qui engendre une plus grande pauvreté dans le pays et une grande injustice sociale. Ré-orienter nos productions de manière responsable, c'est aussi faire en sorte de préserver notre éco-système et ainsi maintenir en vie l'avenir de notre humanité. Et cela... ça n'a pas de prix !

 

Cyprien J.

 

 

Dessin "l'austérité" par Lardon : http://lardon.wordpress.com